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CMR des Deux-Sèvres (79)

Une randonnée instructive

Le compte-rendu

vendredi 7 octobre 2011, par Cyril MARTIN

Le 11 septembre, le CMR 79 a organisé une randonnée-découverte de 5 kms à Boismé. Une quarantaine de personnes ont répondu à l’invitation, malgré une météo maussade.

Après un accueil très convivial, où chacun a pu échanger avec les autres randonneurs, le groupe s’est mis en route vers le Bois Rocard. C’est tout d’abord la Seconde Guerre Mondiale qui a été évoquée lorsque le groupe est passé près d’un lieu de parachutage d’armes pour la Résistance.

La stèle qui indique le parachutage d’armes

Un second arrêt, au cœur du Bois Rocard, a permis d’évoquer la guerre légitimiste. Une stèle marque en effet le lieu où le 28 juin 1832 Louis Racaud a été tué et où Louis de La Rochejaquelein a été blessé.

Le groupe devant la stèle du Bois Rocard

Tout commence lors des Trois Glorieuses les 27, 28 et 29 juillet 1830, lorsque le peuple se soulève contre Charles X qui cherche à revenir à une monarchie traditionnelle. Charles X abdique et Louis Philippe prend le pouvoir. Pour certains, ce Louis Philippe qui règne désormais en France n’est qu’un usurpateur ; le vrai roi légitime est le duc de Bordeaux, le futur Henri V. Les partisans de Henri V vont donc être appelés légitimistes. Plusieurs membres de la famille de la Rochejaquelein sont députés légitimistes. Le 28 juin 1832, Louis de la Rochejaquelein est poursuivi à Boismé par les factions de Louis Philippe. Après un échange de tirs, il sera blessé et son garde du corps Louis Pierre Racaud, mortellement blessé. La stèle a donc pour but de commémorer cet évènement.
Pour l’apéro, les randonneurs rejoints par d’autres personnes se sont retrouvés au plan d’eau de Boismé.

André-Hubert Clisson, raconte l’histoire des dissidents....

Là une intervention d’André-Hubert Clisson sur les dissidents a été faite puisque Boismé a été une paroisse dissidente. L’origine se trouve dans la politique religieuse de Napoléon Bonaparte qui ayant besoin de la paix religieuse, signe en 1801, un Concordat qui met fin à l’anarchie qui règne depuis la Révolution française dans l’Église de France, partagée entre prêtres constitutionnels et prêtres insermentés ou réfractaires.
Certains villages refusent le concordat et s’opposent à plusieurs changements induits par ce concordat : Citons :
L’intégration des curés constitutionnels dans le clergé.
La réduction des fêtes d’obligation et des jours chômés, passant d’environ trente avant la Révolution à quatre seulement.
La bénédiction nuptiale donnée après le passage par le mariage à la mairie.
Des prêtres prennent la tête de ce mouvement anticoncordataire dont Pierre Texier curé de Courlay. En 1819, la Petite église du nord Deux-Sèvres, sur les conseils de son ancien évêque, exilé en Espagne, est proche d’accepter le Concordat ; finalement seul Boismé se rendra au cours de la messe de minuit le 25 décembre 1819. La région de Courlay demeurera dans la dissidence, construisant alors un lieu de culte et
observant jusqu’à nos jours les pratiques religieuses d’avant le Concordat.
Après cette intervention passionnante, un pique-nique a été partagé. L’après-midi les visites du bourg de Boismé et du Moulin des Guittérières ont été organisées.

Un dimanche sous le signe du partage, de la convivialité et de la découverte qui a été très apprécié.


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