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N°100 : Solitaire ou SOLIDAIRE

jeudi 26 mars 2015, par Jennifer Gomes

Editorial

Tendons la main aux plus fragiles

En période de crise, ce sont les plus fragiles qui souffrent en premier. Les plus fragiles, les plus petits, les exclus, les malades, tous ceux qui ne sont pas aux normes d’une société de la performance et de la réussite sociale disparaissent aux yeux de nos contemporains. Nous connaissons, tous et toutes, des gens qui deviennent invisibles dans le tissu social de notre société.

« L’inhumanité, infligée à un autre, détruit l’humanité en moi » Emmanuel Kant

Malgré cela, un poison insidieux imprègne notre société : ce poison tend à culpabiliser les plus pauvres. Des idées fausses se propagent et participent à faire des plus fragiles des boucs-émissaires responsables de leurs maux et de ceux de notre société. Quand une société emprunte ce chemin, la barbarie n’est plus très loin. Et la solidarité devient un combat politique.

La question nous est posée à chacun : Quels regards portons-nous sur les personnes en fragilité ? Qu’il est difficile de nous débarrasser de ce regard mondain qui différencie celui qui a de celui qui n’a pas, celui qui sait de celui qui ne sait pas, celui qui a le pouvoir de celui qui ne peut qu’obéir. Qu’il est difficile de croire qu’il y a un avenir possible dans chaque être humain, de le regarder comme une promesse, comme un être en devenir. Annoncer à l’autre, quel qu’il soit, qu’il n’est pas que ce que je sais de lui, qu’il a des potentialités, qu’il a un avenir, c’est ouvrir les chemins des possibles. Et la solidarité devient compagnonnage par le lien bienveillant qu’elle crée.

Quand ce lien bienveillant se fait parole, celle-ci devient une bonne nouvelle, qui annonce à chacun : « Il est bon que tu existes ». Cette parole de vie est, à la fois parole fondatrice et parole d’engagement. Elle est fondatrice, car elle permet à celui qui l’entend de grandir en humanité et d’être reconnu dans sa dignité. Elle se fait « engagement » pour celui qui la prononce, car elle se doit d’être incarnée dans les actes de chaque jour.

Sur le chemin vers Pâques, soyons vigilants à tout ce qui déshumanise, encourageons-nous les uns les autres à vivre pleinement cette parole. Et la solidarité deviendra fraternité vécue au quotidien de nos vies.

Xavier Bonvoisin
Président

SOMMAIRE

Vie du mouvement

Parole d’engagé
La solidarité, le fondement du vivre-ensemble

Dossier
Solitaire ou solidaire

Débattre
La mesure de la richesse : qu’est-ce-qui compte vraiment ?

Texte biblique

Témoignage
Le droit au service d’actions solidaires

Coup de cœur

Partenaires
Se mettre au service de la solidarité internationale

Méditation


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