Accueil


Accueil > Fédérations > Aveyron (12) > L’eau du Levezou

L’eau du Levezou

jeudi 21 juillet 2011, par Nadège MAUGEAIS

Samedi 16 Avril 2011 à Prades-de-Salars a été organisée une journée sur l’eau : l’occasion de mettre autour de la table divers acteurs concernés par la filière de l’eau.

Bernard Quintard introduit la journée. Il souligne l’importance de l’eau dans notre vie quotidienne. L’eau est un bien collectif, il s’agit pour tous les acteurs de la filière, du producteur au consommateur, de s’en sentir responsable.

A la table des discutions se trouvaient

- un agriculteur, Thierry Contastin, il représentait ceux qui peuvent contribuer à une meilleure qualité de l’eau,

- Monsieur Andrieu président du Syndicat d’amenée d’eau potable du Ségala, structure qui traite l’eau et l’amène aux abonnés,

- Monsieur Regourd , président du Syndicat mixte Bassin versant du Viaur, et karine Lacan, animatrice, ils travaillent sur le bassin versant du Viaur. Ils mènent des actions autour de l’eau sur cette zone,

- Monsieur Jean Albert Bessière, élu de Rodez et consommateur.


Dans un premier temps chacun a présenté la raison d’être de sa structure et les actions menées.

Thierry Contastin a souligné l’évolution de l’agriculture. Il y a trente ans, la formation des agriculteurs passait par mettre des engrais chimiques dans le sol. Aujourd’hui, cette façon de faire est perçue comme une erreur. Déjà on utilise 27% de moins d’engrais chimique. Les jeunes générations ont appris à prendre en compte les résidus et apports des cultures précédentes dans leur plan de fumure.
Par rapport aux mises aux normes des bâtiments d’élevages, les agriculteurs ont lourdement investi pour mieux gérer leurs effluents. Aujourd’hui, on enregistre une amélioration de la qualité de l’eau.
Il a insisté sur les contraintes grandissantes liées aux périmètres de captages et leurs incidences financières. Les politiques doivent accompagner financièrement ce service rendu à l’ensemble de la population.

Une réflexion est en cours avec l’agence de l’eau Adour Garonne pour l’irrigation, le drainage et le maintien de l’étiage. Elle passe par la mise en place de lacs de réserve. Les agriculteurs seront inévitablement touchés. Ils devront y consacrer des terres agricoles.

Monsieur Andrieu nous présente le travail réalisé pour fournir de l’eau à 20 000 abonnés et 45 000 habitants. A son niveau la demande en eau est grandissante, le syndicat investit pour pouvoir fournir une population toujours plus nombreuse et étendue…
A noter, que le syndicat conduit un projet humanitaire au Mali, pour faciliter l’accès à l’eau potable et surtout former les gens qui entretiendront les installations en place.

Monsieur Regourd et Madame Lacan s’occupent du bassin versant du Viaur.
Le Viaur coule de Laclau, commune de Vezins, à Laguépie (82).
Ce bassin versant concerne 72 communes jusqu’à la confluence avec l’Aveyron.
Constitué en 2000,le syndicat travaille à améliorer la qualité de l’eau sur le plan qualitatif (travail en concertation avec les agriculteurs et les habitants notamment), quantitatif (gestion des étiages, irrigation, inondations…), gestion des milieux (entretien des berges…), gestion et valorisation des paysages dans leur diversité.
Ce travail se fait en finançant des actions menées en concertation.

L’eau est un bien inodore, incolore et apolitique…

Jean Albert Bessière voit à long terme. Il prône une gestion nationale de l’eau, une véritable politique d’économie de l’eau et il demande aussi à entretenir le réseau pour diminuer les pertes.
Des questions existent pour la ville de Rodez sur son approvisionnement en eau à venir.

L’après midi a donné l’occasion de discuter à bâton rompu.
Des éclaircissements ont été amenés sur les actions des uns et des autres.

Il apparaît important de vulgariser des pratiques agricoles cohérentes avec une meilleure qualité de l’eau (ex : retourner la luzerne au printemps plutôt qu’à l’automne afin de limiter le lessivage des nitrates vers les nappes).

La limpidité de l’eau est très importante. Les matières en suspension perturbent la reproduction des poissons.
Il est noté aussi l’importance que prend l’assainissement individuel dans les politiques locales de l’eau. Les habitants doivent investir pour eux et aussi être responsables par rapport à l’eau qu’ils consomment.
Il serait peut être judicieux de faire des puits de mesure en amont et en aval des villages, afin de constater les impacts des maisons d’habitations sur la qualité de l’eau.

Des expériences ailleurs montrent que des villes peuvent intervenir dans la manière de vivre l’agriculture en amont pour diminuer l’impact négatif des exploitations sur la potabilité de l’eau (ex : New-York paye les mises aux normes et incite financièrement les agriculteurs à produire bio. Munich demande aux agris de faire du bio et consomme le produit dans les cantines).

Nous sommes tous responsables de l’eau que nous buvons.

Jean-Marie Pomié
Bénédicte Canredon


Pour reprendre en équipe

En tant que consommateur,
Qu’elles sont les mesures que je prends pour limiter mes consommations en eau ?
Quel coût ?
Quels gains ?
Que devient l’eau que je salis ? Quel est mon impact sur la potabi-lité de l’eau ?

A titre professionnel,
Ai-je un impact sur l’eau ?
Quel est-il ?
Comment je le limite, jusqu’à aujourd’hui ?
Que me reste t-il à faire pour réduire cette incidences sur nos ressources en eau ?


Chrétiens dans le Monde Rural - 9 rue du Général LECLERC - 91230 MONTGERON - Tél : 01.69.73.25.25 - Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0