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Journée fédérale : Chacun sa route, chacun son chemin.

Partageons ce qui fait notre humanité !

mercredi 17 janvier 2018, par Mélanie Cacace

Plus de 80 personnes ont participé à la journée fédérale du 19 novembre à Hazebrouck, nous invitant à explorer et agir sur l’un des chemins des possibles :« Egalité, Fraternité : la dignité pour chacun » Le Père Jean-François Petit, Assomptionniste, professeur de philosophie et écrivain humaniste nous interpelle, pose des repères et invite le CMR à garder une ambition d’analyse, de compréhension pour agir ensemble, avec discernement. Pascal PERCQ, journaliste et militant à Atd Quart-monde, plante le décor et anime le débat. Personne ne remet en cause la dignité humaine, mais quand on rentre dans les détails, c’est flou. Il y a un loup ! Ce n’est pas la même perception partout (ex : Arabie Saoudite, le travail des enfants…). C’est notre conception des droits fondamentaux humains qui est en jeu, la déclaration universelle des droits de l’Homme n’est pas aussi universelle que cela. Nous avons du mal à discerner les contours de ce que doit être la personne humaine. Quand nous sommes amenés à réfléchir sur la dignité, c’est qu’il y a des situations de fragilité, de vulnérabilité. Nous sommes dans une société très centrée sur la maîtrise idéale de la toute-puissance. Cela abime certaines personnes. Des groupes se revendiquent d’un droit à la dignité : les syndicats, des groupes sur le droit de mourir dans la dignité… Nous observons une oPA de certains groupes sur la dignité et l’euthanasie, ils faussent le débat en voulant imposer leurs idées. Le productivisme aboutit à une déshumanisation de certains lieux de travail. Le développement à l’extrême engendre un contre-développement.

A partir de quel moment, ce n’est plus viable ? A quel moment l’homme se trouve avili ? Comment prendre en compte ces situations et avancer ensemble ?

Actuellement la parole se libère sur des situations de harcèlement sexuel.
L’un des freins à être digne, c’est l’indifférence. Chacun doit balayer devant sa porte, y compris les grandes religions. il y a un prix à payer quand nous nous positionnons par rapport à la dignité. Ainsi, l’Abbé Pierre s’est retrouvé seul à un moment donné. Nous ne pouvons pas avoir la garantie que nous affronterons toujours les épreuves de la vie avec dignité. Aujourd’hui, la dignité, c’est autant une donnée qu’une tâche, c’est un droit à faire vivre. Ces combats, même s’ils sont séculaires, ne sont jamais atteints. Nous constatons un morcellement de la société et une inculture des droits fondamentaux. Plusieurs questions se posent : - Qu’est-ce que c’est qu’une vie, du début jusqu’à la fin ? - Quelles performances vise notre société ? La dignité ne fait pas sens par elle-même : c’est une qualité d’humanisme, une valeur, un principe juridique et un bien commun. La question de la dignité ne peut pas être pensée sans l’autonomie de la personne (qui permet une insertion dans la société), sans l’intégrité de la personne, sans tenir compte de la vulnérabilité des personnes.

La dignité, c’est remettre les gens debout.

Annie RAUWEL et Luc VAN INGHELANDT


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