Accueil


Accueil > Actualités > Ce qu’immigrer veut dire : les réfugiés de l’environnement

Point de vue

Ce qu’immigrer veut dire : les réfugiés de l’environnement

lundi 7 janvier 2013, par Mélanie Cacace

D’ici 2050, le réchauffement climatique provoquera la migration d’au moins un million de personnes.
En 1985, apparaît pour la première fois le terme « réfugiés de l’environnement ». Il y a de grandes différences entre les pays en matière de dégradation environnementale et les conséquences sur les conditions d’existence des habitants. Un petit état insulaire du Pacifique (Tuvalu : archipel Indonésien) ne produit que très peu de gaz à effet de serre (à côté des USA, de la Chine) pourtant ce sera le premier à subir les conséquences dramatiques des pollutions émises par les grands états sans aucune sanction économique ou financière à leur égard.
Le manque d’eau, la chute des rendements agricoles, l’augmentation de la démographie sont des phénomènes qui s’aggravent dans le Sud du bassin méditerranéen et le Sahel.
L’enjeu de ceci : Comment et qui aura le pouvoir légitime d’homologuer ces nouvelles migrations ? Quels sont les outils juridiques à inventer pour offrir une protection à ces populations ?
Mais la dégradation environnementale a des origines diverses : comme les catastrophes liées à des causes naturelles ( tornades ) mais aussi à des désastres sociaux causés par des activités humaines comme la déforestation (forêts tropicales), la pollution, la construction de grands barrages, les accidents nucléaires et parfois aussi certains désastres sont le fruit d’origine humaine et naturelle et l’indifférence économique et politique des États .
Il faudrait faire reconnaître ces nouvelles victimes comme des réfugiés à part entière : pour l’instant cet enjeu est assez minimisé.

Odile DAMMAREZ


Chrétiens dans le Monde Rural - 9 rue du Général LECLERC - 91230 MONTGERON - Tél : 01.69.73.25.25 - Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0